Correspondances entre ciel et terre
Dans cette rubrique, intitulée « Correspondance entre ciel et terre », nous découvrons les messages précieux que notre Père céleste nous adresse, tirés des passages lumineux du Livre du Ciel. Ces lettres se révèlent à nous comme des phares dans la nuit, éclairant certains instants de notre vie et nous guidant sur notre chemin.
Nous y trouverons aussi les lettres ardentes des petites âmes, ces cœurs passionnés baignés dans la pluie incessante de l’Amour divin. Bien plus que de simples mots, elles sont le témoignage d’une intimité profonde avec Celui qui les appelle et les transforme. Ces lettres répondent aux messages du Ciel, comme un écho vibrant de gratitude et d’amour.
Ainsi, cette rubrique devient un lien vivant entre Ciel et terre, nous invitant à vivre pleinement selon la prière que Jésus nous a enseignée : Fiat voluntas tua, sicut in caelo et in terra — Que ta Volonté soit faite sur la terre comme au Ciel.
Du Livre du Ciel – Tome 29, le 16 mars 1931
Luisa : Je pensais : « Mais mon amour est-il pur ? »
Et mon bien-aimé Jésus ajouta : « Ma fille, un regard en toi-même te dira si tu me donnes un amour pur : si ton cœur palpite, soupire et ne désire que mon amour, si tes mains ne travaillent que pour mon amour, si tes pieds ne marchent que par amour, si ta volonté ne désire que mon amour, si ton intelligence cherche toujours le moyen de m’aimer, sais-tu alors que fait ton « Je vous aime » ? Il rassemble tout l’amour que tu as en toi pour n’en faire qu’un seul acte d’amour pur et complet pour ton Jésus. Ta parole ne fait alors qu’extérioriser l’amour que tu as en toi. Mais si en toi tout n’est pas amour et qu’il y manque la fontaine d’amour, cet amour ne peut être ni pur ni complet.
Prière de l’âme
Ô doux Jésus, mon cœur ne palpite que pour toi. Il ne soupire, il ne désire que ton amour. Mes mains ne travaillent que pour t’aimer, mes pieds ne marchent que par amour pour toi. Ma volonté ne recherche que ton amour, et mon intelligence ne s’applique qu’à trouver comment mieux t’aimer.
Mon « Je t’aime » veut rassembler tout l’amour qui est en moi pour en faire un seul acte d’amour, pur et total, offert à toi, ô mon Jésus bien-aimé. Que tout mon être devienne à la fois l’exutoire et l’expression de l’amour que j’ai pour toi.
Amen Fiat.
Qui suis-je ?
Je suis née du Père. À son image et à sa ressemblance, je suis un acte continuel, unique comme Lui, et pourtant riche d’une multitude d’actes, chacun porteur d’un de ses dons.
Il a voulu être la vie de chacun de mes actes, afin que tous trouvent leur place dans sa Divine Volonté. Il me voulait répétitrice de son amour, et à chaque acte, Il augmentait le mien, pour entendre résonner la douce harmonie de mon amour dans le sien.
À chaque acte accompli, Il me donnait sa Volonté, son amour et sa vie, afin que je puisse, en quelque sorte, rivaliser avec Lui : faire mien son amour, combler le vide de mon néant, et rendre volonté pour volonté, amour pour amour, vie pour vie.
Ô Père, que d’amour ! J’étais sous une pluie continuelle de ton amour, au-dehors comme au-dedans de moi. Tu ne rencontrais aucun obstacle en moi, et tu déversais des torrents de sagesse, de puissance, de beauté, de bonté, de sainteté.
Ton amour me ravissait, et ta douce voix murmurait sans cesse : « Ma fille, je t’aime, je t’aime tant. » Et moi, blessée et comblée par cet amour éternel, je répondais : « Je t’aime, je t’aime. »
Je me jetais dans tes bras, m’y serrant si fort que je ne savais m’en détacher, car tu étais le seul amour que je connaissais, et t’aimer était l’unique raison de ma vie.
Mais un jour, comblée pourtant de toi, je t’ai quitté pour suivre ma propre volonté. J’ai abandonné mes vêtements de reine pour revêtir les haillons de mon vouloir humain.
Ah ! comme je n’aurais jamais dû faire cela… Mon amour, autrefois continuel, s’est brisé. Mes actes sont devenus obscurité, incapables de me défendre contre les passions et les ennemis.
J’ai détruit les biens de ton Royaume, transformé en souffrance la joie et le bonheur de ta paternité.
Je me suis construite un autre moi, je me suis cachée parce que j’étais nue, refusant d’être reconnue.
Et Chacun de mes actes m’éloignait davantage de toi.
Alors j’ai ressenti le vide de mon néant, privée de ta Divine Volonté qui me sanctifie, et de ton amour qui me fait t’aimer. Dans ce vide, tous les maux se sont précipités : la peur, les ténèbres, les misères, les faiblesses.
Et toi, en me voyant sans la protection de ton Fiat, défigurée et loin de toi, ton amour souffrait, car tu ne pouvais plus te donner à moi.
Mais un soir d’hiver, tu es venu me chercher.
Avec ta Mère, tu as affronté tous les maux de la volonté humaine, pour me recoudre un vêtement de noces, tissé dans chacun de tes actes, assemblé par ton sang, tes larmes et tes souffrances.
Alors que je ne pensais plus à toi, tu m’as révélé qui je suis et combien tu m’aimes.
Oui, je suis la fille bien-aimée du Père, rachetée par le Fils, et rétablie dans ma dignité de reine par le souffle de l’Esprit.
Revêtue de ta couronne d’immuabilité, du manteau de ta lumière, de la robe de ta puissance et de la ceinture de pureté, tu me dévoiles tes secrets et me fais connaître tout ce que tu as souffert par amour pour moi.
Oui, je suis ta petite fille, riche de tous tes biens. Et je me sens attirée, comme par un aimant irrésistible, à demeurer dans le doux héritage que tu m’as donné.
Ma vie c’est ta Vie, et je me perds dans ton immensité.
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